Cérémonie du thé – 茶道

La cérémonie du thé suit des gestes et des mots bien précis dans la culture japonaise que nous avons pu découvrir lors de notre échange international à Utsunomiya.

Tout d’abord un petit point de vocabulaire : la cérémonie du thé se nomme « sado » (茶道) en japonais.

Afin de respecter les coutumes liés à cette activité, le maître de cérémonie a à sa disposition de nombreux outils parmi lesquels se trouve :

  • le chawan (茶碗), bol dans lequel on prépare le thé. Il change à chaque saison.
  • le chakin (茶巾), tissu qui sert à sert à purifier le chawan.
  • le chasen (茶筅), fouet en bambou qui permet de mélanger matcha et eau.
  • le kaishi (懐紙), petit papier épais utilisé comme assiette pour manger les pâtisseries.
  • le fukusa (袱紗), carré de soie qui sert à nettoyer et saisir le couvercle de la bouilloire. 

Avant la cérémonie, une pâtisserie appelée wagashi (和菓子) est dégustée sur le kaishi.

Les 12 étapes de la cérémonie 

Pour celui qui boit, la cérémonie se décompose en 12 étapes.

1) Lorsque le maître de cérémonie dépose le chawan devant votre tatami, faites-le passer de l’autre côté du tatami.

2) Une fois cela fait, inclinez-vous et remerciez l’hôte en disant « otemae chôdai itashimasu ».

3) Prenez le chawan de votre main droite.

4) Placer le chawan dans la paume de votre main gauche.

5) Maintenez le chawan avec votre main droite.

6) Inclinez vous légèrement une fois de plus pour adresser votre reconnaissance.

7) Traditionnellement, un dessin est présent sur le chawan face à vous lorsque vous le recevez. Afin de ne plus le voir du tout, tournez deux fois le chawan dans le sens des aiguilles d’une montre.

8) En trois gorgées, buvez tout le thé contenu dans le chawan.

9) Avec le pouce et l’index droits, nettoyez la surface où vous avez bu.

10) Essuyez vos doigts sur le kaishi.

11) Dans le sens anti-horaire, tournez de nouveau votre chawan afin d’avoir le dessin en face de vous.

12) Placez enfin le chawan en face de vous en dehors de la limite de votre tatami.

Quelques informations liées à la cérémonie

Au Japon, s’incliner est essentiel au moment des rencontres, des salutations et des remerciements. Le fait de s’incliner doit être fait avec sincérité afin de montrer le respect envers son interlocuteur.

On ne soulève que légèrement le chawan avant de boire le thé. 

On tourne le chawan pour éviter de le boire depuis son côté « face ».

Pendant le temae (procédure de la cérémonie), l’aspect de purification est vraiment mis en avant. 

Dans la réalité des faits, tous les ustensiles utilisés dans la cérémonie ont au préalable été lavés.

L’acte de purification a une dimension spirituelle. 

Chaque étape cherche aussi bien la purification et la concentration de l’hôte lui-même.

Le fukusa sert à purifier toutes sortes d’ustensiles. Le fait de le plier sert symboliquement à le purifier lui-même.

Les wagashi和菓子

Quelques informations

En japonais, 和菓子 : signifie « pâtisserie japonaise », 和, « wa » signifie « de style oriental, de style japonais », et 菓子 « kashi », le « petit gâteau, la pâtisserie ».

Traditionnellement, les wagashi se consomment durant la cérémonie du thé, comme cadeau de l’hôte avant d’offrir le thé.

Pour préparer les wagashi, on utilise de la farine riz pour obtenir une pâte de riz gluant similaire à celle des mochi mélangée ensuite à un préparation de shiroan, pâte de haricots blancs sucrée. Il peut ensuite être fourré avec du shiroan, une pâte de sésame ou plus traditionnellement avec une pâte de haricots rouges.

Quels ingrédients et où?

Pour l’extérieur du wagashi (le nerikiri), il faut:

  • De la farine shiratamako
  • Du shiroan, pâte de haricot blanc

Pour l’intérieur du wagashi on peut opter pour des goûts traditionnels ou originaux:

  • De la pâte de sésame
  • De l’anko, pâte de haricot rouge
  • De la pâte de patate douce
  • De la pâte de haricot rouge mélangée à de la fleur de cerisier

On peut trouver la plupart des ingrédients sur Orléans, hormis le shiroan qu’on trouvera le quartier Saint-Anne à Paris.

La forme et la couleur du wagashi

La forme et la couleur du wagashi changent selon la saison car le wagashi est en harmonie avec le temps présent.

Lors de notre séjour à Utsunomiya en automne avec l’association le Japon à Orléans, nous avons eu l’occasion de réaliser des wagashi aux formes de marrons, de feuilles d’érable et de fleurs d’automne (chrysanthème).

Depuis notre retour, nous avons eu l’occasion de proposer à Orléans un atelier Wagashi qui célébrait non pas l’automne, mais le printemps, avec la forme des lapins, des clématites et des fleurs de cerisier.

La recette

Pour réaliser la recette du wagashi, il faut:

  • 500g de Shiroan (pâte de haricot blanc)
  • 25g de farine de riz

Les proportions dans les wagashi sont très importantes : on peut compter 35g de nerikiri pour 20g d’anko.

On verse la farine dans un saladier.

On y ajoute la pâte de haricots blancs et on pétrit jusqu’à ne plus voir de farine.

On étale le mélange sur un torchon propre ou à défaut une feuille de cuisson et on cuit à la vapeur. Pour 500g de pâte, il faut environ 30 minutes de cuisson.

Pour cette recette, j’ai utilisé un cuit-vapeur mais on peut aussi faire la cuisson au bain-marie dans une casserole en couvrant.

On fait ensuite refroidir la pâte en la séparant en petits morceaux, puis on alterne pétrissage et séchage jusqu’à obtenir une pâte blanche.

Ensuite, vient l’étape du façonnage.

Voilà, c’est prêt ! Vous n’avez plus qu’à déguster.