Utsunomiya

Située à environ 100 km au Nord de Tôkyô, Utsunomiya est la principale ville du département de Tochigi. La ville est jumelée à Orléans depuis le 7 mai 1989.

Plaque d’égout spéciale pour un festival d’automne.

Sanctuaire Futaarayama

Le Japon comporte 2 religions majoritaires : le shintōisme et le bouddhisme. Elles ne sont pas en
opposition mais généralement pratiquées simultanément. C’est le cas de plus de 70% des Japonais
(environ 90 millions).
Le bouddhisme a été introduit au Japon sous l’influence Chinoise, il y a 1500 ans.
La religion shintō (littéralement « voie des Dieux ») est une religion animiste et polythéiste spécifique
au Japon. Le shintōisme vénère des entités divines nommées « kami » qui peuplent chaque chose qui
nous entoure (montagne, arbre, animaux, astres…).
Les temples sont reliés à la religion bouddhiste tandis que les sanctuaires sont rattachés au
shintōisme.

À Utsunomiya, le sanctuaire Fuutarayama est donc un édifice religieux shintō et surplombe le centre-
ville. Il accueille de nombreux événements de la vie locale tel le rituel du passage des enfants à 3, 5 et
7 ans (shichi-go-san) ou encore un festival de yabusame (tir à l’arc pratiqué à cheval).
Le sanctuaire est notamment dédié au kami Ōmononushi que l’on associe généralement à
l’agriculture, la médecine et au commerce.
Comme de nombreux monuments religieux au Japon, le sanctuaire Futaarayama a été reconstruit à
la suite d’incendies, notamment suite aux invasions de la ville par des clans rivaux.

Le long de l’escalier qui permet d’atteindre le sanctuaire Futaarayama, il y a deux petits temples, un de chaque côté de l’escalier.

Temple pour réussir ses études
Temple pour aider à la culture et la confection du sake

Quartier d’Ōya

Le quartier d’Ōya est connu pour sa pierre d’origine volcanique à la texture facilement
reconnaissable. On ne la trouve que dans une zone de 4 sur 6km mais ses réserves sont estimées à
600 millions de tonnes. L’éruption volcanique à l’origine de la formation de cette pierre daterait
d’environ 15 millions d’années. Il semblerait également que des gens aient vécu dans les grottes
avoisinantes avant notre ère.
Cette pierre est utilisée dans la construction de nombreux monuments, en particulier dans la région
d’Utsunomiya. On trouve donc l’Église d’Utsunomiya, des enceintes de résidence, des fermes, des
gares ferroviaires des entrepôts et bien d’autres bâtiments construits intégralement ou partiellement
en pierre d’Ōya. On l’utilise également pour confectionner des décorations et des œuvres d’art. On
trouve notamment une statue de Kannon de 27 mètres à proximité du temple d’Ōya.

Le temple d’Ōya

Le temple d’Ōya (Ōya-ji) est un temple bouddhiste vieux de plus de 1000 ans, construit dans les
falaises. Il aurait été fondé par Kobo Daishi, l’un des personnages religieux les plus importants du
Japon. Il est célèbre pour son bas-relief de Kannon, taillé directement dans la paroi de la falaise. Il
n’est cependant pas permis de le prendre en photo à l’instar des salles de prière de la plupart des
temples au Japon.

Le temple permet aussi de se balader dans son jardin. Au bord d’un bassin, on trouve une statue de
serpent blanc dont il faut caresser la tête afin de s’assurer bonne fortune.

La carrière d’Ōya

Il est possible de pénétrer sous terre et de visiter une carrière de pierre d’Ōya. Il y fait froid et mieux
vaut bien se couvrir mais on peut profiter du gigantisme du lieu, des sculptures d’art exposées ça et
là, mises en valeur par des jeux de lumière. Des films ont également pris place dans cette carrière et
des clichés des scènes tournées sont visibles lors de la balade. Il est possible de s’y restaurer et
d’emporter des souvenirs en pierre volcanique.

Forêt de bambou de Wakayama

Plus grande ferme de bambou du Japon, on y trouve différentes variétés le long des chemins de
promenade où des sculptures et espaces de jeux en bambou sont aménagés. Il s’agit principalement
de profiter de la sérénité de ce lieu tout en verticalité.

Sakushin Gakuin – Les clubs scolaires au Japon (Bukatsu – 部活)

Les cours se terminent relativement tôt au Japon (15h-15h30) afin de permettre aux élèves de
pratiquer des activités au sein d’un club scolaire (bukatsu – 部活). Il peut s’agir d’activités sportives ou
culturelles.
Les élèves ne sont pas obligés d’y prendre part mais il est parfois mal vu de n’être inscrit nulle part.
Être membre d’un bukatsu peut cependant se révéler chronophage, certaines activités débordant sur
le weekend ou nécessitant parfois des préparations/réunions/entraînements le matin avant les
cours.

Dans le cadre des activités sportives, des tournois sont organisés chaque année à travers le pays. Les
Japonais accordent un prestige important à ces compétitions. Les résultats obtenus font office de
véritables vitrines pour les lycées afin d’attirer de nouveaux élèves.
Le plus emblématique de ces tournois est celui de baseball, nommé Kōshien. Il prend place 2 fois par
an, au printemps et à l’été. En 2023, plus de 250 000 téléspectateurs ont regardé la finale en direct.
Le lycée Sakushin Gakuin d’Utsunomiya met ses clubs sportifs en avant et a d’ailleurs été la première
école à remporter le Kōshien printemps et été de la même année en 1962. Depuis, seuls 7 autres
lycées ont réussi cette performance.
En 2024, nous avons pu rencontrer les clubs de Karaté féminin (空手道), de kenpō (ou kempo – 拳法 qui signifie « méthode du poing »), de kendō (剣道 qui signifie « la voie du sabre ») et de tir à l’arc traditionnel (弓道 : kyūdō qui signifie « la voie de l’arc ») de l’école qui ont récemment remporté de nombreux trophées.

Pendant notre visite, nous eu la chance de pratiquer quelques mouvements de kendō et de tirer quelques flèches avec plus ou moins de succès.